Sylvie Chadourne (aka SYL)

Photographe | Web Designer | Peintre


Toutes ces photographies ont été prises avec un appareil reflex 24 x 36 mm.
A l'exception de mes 
toutes premières photographies, réalisées sur film négatif couleur, j'ai principalement utilisé des films pour diapositives couleurs de 100 à 400 asa selon les besoins du sujet.

L'objectif est, selon moi, l'élément déterminant au rendu de la prise de vue.
Le boîtier peut être de qualité, si l'objectif ne l'est pas, il sera impossible de prendre
une "belle" photo. La situation inverse sera en revanche beaucoup plus négociable.

Le choix de l'objectif est intimement lié au sujet que l'on désire photographier.
J'utilise une gamme de focales allant du 24mm (grand angulaire) au 500mm (téléobjectif).
Mon objectif favori est un zoom 70-210mm possédant aussi une position macro.
Très pratique, il 
s'adapte à beaucoup de sujets, couvrant un éventail optique,
il allège aussi le poids de mon sac photo !

Je tiens à préciser que je ne fait que très peu de Macro. C'est plutôt ce qu'on appelle
de la 
Photographie rapprochée, c'est-à-dire que je zoome à fond (210mm) en visant
des sujets qui se 
trouvent à courte distance de mon appareil. J'utilise de la même manière un téléobjectif de 500mm à miroir.
En bref, je me sers de téléobjectifs non pour photographier ce qui est loin mais pour
saisir
ce qui est proche, sublimant ainsi les dimensions et accentuant les détails.
Ces objectifs, de par leur nature (ils "mangent" la lumière), imposent le plus souvent
une grande 
ouverture de diaphragme, réduisant de ce fait la profondeur de champ :
un inconvénient qui se révèle 
être un avantage pour mes photos car rendant l'arrière plan flou, cela met en valeur le sujet principal en l'isolant du fond. La tâche est plus ardue lorsqu'il s'agit de plusieurs éléments devant figurer dans un même cadre.
Il faut alors rechercher un plan de netteté permettant de faire la mise au point sur les sujets les plus intéressants tout en tenant compte de l'harmonie des formes dans le cadrage.
Dans tous les cas, j'ai depuis longtemps opté pour l'usage du trépied (en Photographie rapprochée), parfois contraignant mais assurant la stabilité de l'appareil lors du déclenchement.

Le contre-jour :
J'aime les contrastes 
violents provoqués par un soleil déclinant et les contours lumineux qu'il dessine, telle une aura autour de la matière. Gare aux brûlures de la rétine : il faut jouer de malice quand on se présente face au  soleil. Un pare-soleil fixé au bout de l'optique ou tenu à bout de bras remédie au voile de lumière que l'on rencontre dans ce cas. Néanmoins, les rayons lumineux frappant directement l'objectif peuvent provoquerdes irisations très esthétiques pourvu que l'on sache les exploiter.
De plus, ces téléobjectifs, de par la nature de leurs lentilles, interprètent parfois de belle façon des  éclats de lumière se trouvant devant ou derrière le sujet visé (hors focus). Ainsi, des gouttes de pluie  ensoleillées se transforment en figures géométriques éclairant l'image d'une magie bucolique. 

Venons-en maintenant aux filtres optiques. J'ai eu la grande chance qu'un ami, ayant délaissé son activité de photographe, m'offre toute une panoplie de filtres :
polarisant,
radial zoom, étoilé, filtre à facettes, dégradé de couleurs .
je ne m'en suis servie que beaucoup plus tard. Il me semblait en 
effet que les filtres de couleur par exemple pouvaient permettre de transcender une texture de sable  gris, triste et morne mais que la couleur résultante paraissait souvent artificielle et comme plaquée sur le sujet. Le filtre à facettes, qui multiplie l'image, utilisé de façon conventionnelle me paraissait d'un intérêt limité, ne faisant que reproduire le sujet central dans les angles en le rendant flou de surcroît. 
C'est par hasard que j'ai découvert une façon d'utiliser les filtres.
N'ayant pas de porte filtres adapté 
au 500mm, je décidais de tenir moi-même le filtre
devant l'objectif et, l'oeil dans le viseur, je m'aperçût
qu'en positionnant le filtre (de couleur en l'occurrence) légèrement en biais, celui-ci captait les rayons  lumineux par la tranche et agissait tel un prisme, provoquant des brillances colorées.
Je m'empressais d'appliquer ce principe aux autres accessoires et j'obtins enfin
des images intéressantes. Le résultat de l'utilisation des filtres dépend bien sûr de l'adéquation avec le sujet choisi.
Employés à bon escient, ils peuvent transfigurer une photo à priori banale. Toutefois, le filtre ne fait  pas tout. Il ne peut expliquer à lui tout seul la réussite d'un cliché. Et comme toute chose, il faut savoir en user sans en abuser.

Quelques mots enfin sur ma relation à la technique avec un grand "T".
J'ai débuté dans la photographie
à l'âge de 14 ans, dans le cadre d'une association
où j'ai appris les bases de la prise de vue et du 
développement Noir et Blanc en laboratoire. Je n'ai repris un appareil photo en main que des années  plus tard - voir Qui est Syl ? - .

Forte de mon expérience en Peinture et en Dessin, j'ai abordé instinctivement la composition de l'image. Je n'ai pas pour autant négligé ce chapitre dans les études
que j'ai effectuées ensuite grâce aux livres traitant de la Photographie.
Il n'y a pas de recette universelle : à chacun son chemin. Personnellement, j'ai besoin
d'un savant mélange d'intuition artistique et de connaissances techniques.
C'est un équilibre délicat.
J'aurais quand même tendance à penser que la technique n'est rien d'autre qu'un savoir-faire en l'absence d'une sensibilité artistique, mais que le sens artistique doit se nourrir de la technique pour évoluer, s'enrichir, explorer et repousser ses propres limites.

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